J'en profite d'avoir un peu de temps, et surtout du courage pour faire un article sur toi, à la veille de ce triste anniversaire :-(
Je ne veux surtout pas me plaindre à ceux qui vont lire cet article, ce n'est pas mon genre....je veux juste te rendre hommage et, meme si cela fait mal de prononcer ton nom, ou de parler de toi, ou encore pire, de t'écrire, et bien cela me fait aussi du bien...
Je pense beaucoup à toi ces temps-ci, tu envahis mes jours, et meme mes nuits, je redoute ce jour, qui pourtant ne sera qu'un jour de plus sans toi, un jour "banal", mais non, je ne peux m'empecher de le craindre...
Je n'ai jamais cessé de penser à toi, c'est sur, mais il y a dates ou ces pensées sont encore plus vives, plus intenses.... on se souvient de ce jour, des jours qui précèdèrent, on a des regrets, des pleurs, de la peine, tous ces sentiments qui m'envahissent ces jours-ci en pensant à cette date, gravée à jamais en moi...
Je cesse de parler de moi, et je te souhaite, papa, d'avoir trouvé la paix que tu mérites. Ce fut horrible de te voir souffrir comme tu as souffert, toutes ces images sont gravées en moi à jamais,mais je me dis qu'à défaut de te voir mieux, il faut te penser mieux, il faut croire que ton départ était la seule issue possible à la fin de tes souffrances. Je l'espère, et c'est cela qui me conforte quand je ne vais pas bien...
Je ne suis déjà pas très forte à la base pour exprimer mes sentiments, mais quand il s'agit de toi, je fais un gros blocage, et je me mets tout de suite à fondre en larmes, mais je sais qu'un jour, je pourrai parler de toi en ne pensant qu'aux bons souvenirs, qu'aux jours ou tu allais bien...
Je pense à toi, je ne t'oublierai jamais, ça tu peux le croire... Je t'aime papa...
Je rajoute un petit poème de Baudelaire, que je lis tous les jours en ce moment et qui me fait à la fois du bien et du mal, comme tout son recueil=
C'est la Mort qui nous console, hélas! et qui fait vivre;
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui, come un elixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir;
A travers la tempête, et la neige, et le givre,
C'est la clarté vibrante à notre hosrizon noir;
C'est l'auberge fameuse inscrite sur le livre,
Ou l'on pourra manger, et dormir, et s'asseoir;
C'est un Ange qui tient dans ses doigts magnétiques
Le sommeil et le don des rêves extatiques,
Et qui refait le lit des gens pauvres et nus;
C'est la gloire des dieux, c'est le grenier mystique,
C'est la bouse du pauvre et sa patrie antique,
C'est le portique ouvert sur les Cieux inconnus!